Encore une fois mes amis, il me faut dénoncer la désinformation et la propagande honteuse dont nous abreuvent Greenpeace : ils cherchent encore une fois à nous émouvoir sur le sort de ces insupportables voisins que sont les ours blancs, faisant d’eux un symbole de la lutte pour le réchauffement climatique, et comptant sur l’ignorance dans laquelle nous sommes de la vie de ces bêtes pour tenter de nous culpabiliser et nous rendre responsables de leur extinction. Mensonges ! Les ours blancs, en plus d’être les mauvais coucheurs que je vous ai déjà décrits précédemment, sont en large partie responsables de ce qui leur arrive !
Mais reprenons ensemble le fil de ce qui les a conduit là où ils en sont : tout a commencé pendant la guerre d’Afghanistan quand les ours blancs, alors en guerre contre l’URSS qui empiétait sur leur territoire, ont prêté main forte aux rebelles. Outre l’entrainement militaire prodigué par la CIA, les ours se sont alors pour la première fois frottés de près au concept de religion. La guerre et son lot de morts fait toujours forte impression, et nombre d’entre eux s’est converti à l’Islam au cours des combats. En revenant au pays, ils ont ramené avec eux leur foi toute fraiche et ont entrepris de prêcher.
Mais transposer une religion hors de son contexte est toujours un choix dangereux, et si je me réjouis de savoir que ces brutes se sont détruites ainsi, il est important de comprendre comment et pourquoi pour ne pas reproduire ces erreurs nous-mêmes : la première difficulté vint de l’absence de technologie chez les ours : n’ayant ni cartes, ni boussoles, ils n’avaient aucune idée de la direction dans laquelle se trouvait la Mecque. De plus, l’absence de montre rendait difficile l’estimation de l’heure de la prière. Les violentes disputes pour déterminer dans quelle direction se tourner pour prier et quand le faire firent déjà plusieurs morts et scindèrent complètement les groupes. Les ours blancs, déjà peu portés au rassemblement par nature, se firent de plus en plus distants les uns envers les autres, suspectant toujours les autres d’hérésie.
Ensuite vint le problème du voile : les ours insistèrent assez vite pour que leurs femelles se couvrent, de façon à laisser voir le moins possible de ces poils qui excitent l’envie des mâles et les tentent à l’excès. L’idée était belle et bonne, mais n’avait pas été pensée pour des bêtes de ce poids : outre la difficulté à trouver des burqas de la bonne taille (de nombreux ours durent retourner jusqu’en Afghanistan pour trouver leur bonheur), ils durent bientôt se rendre à l’évidence : on ne peut pas nager dans de l’eau à 6°C quand on porte des vêtements qui couvrent tout le corps et qui se gonflent d’eau. Il était donc impensable d’aller chasser le phoque dans cet accoutrement.
La nourriture elle-même devenait un problème par ailleurs : il était extrêmement compliqué de manger hallal au Pôle Nord, et les ours en firent vite l’expérience. Leurs tentatives pour égorger des phoques tout en récitant des prières et pour les laisser se vider de leur sang se heurtèrent à plusieurs obstacles : les phoques fuyaient - quitte à mourir d’une hémorragie dans la mer – dès qu’on desserrait les dents pour murmurer une prière, et les vider de leur sang ne se faisait pas tout seul : entre la neige qui figeait le sang, et l’absence de crochet pour suspendre les phoques par les pieds ne permettait pas de les maintenir dans une situation propice à l’écoulement du sang.
Enfin vint le problème du Ramadan : pendant les premières années, celui-ci se déroulait pendant l’hiver ou le printemps, et restait très accessible aux ours qui n’y voyaient pas une grande contrainte. Mais si l’été au Pôle Nord permet aux non-croyants de profiter d’un bel ensoleillement et permet de se recharger en vitamines D, le soleil de minuit fit en revanche des ravages parmi les populations les plus ferventes
Il se dit dans les milieux informés que les quelques ours survivants ont abandonné l’Islam et tenté de se convertir à une religion moins exigeante. Faisant preuve d’un manque de discernement proche du nôtre en période électorale, ils se sont tournés vers le judaïsme. Les règles de la cacherout étant ce qu’elles sont, gageons qu’ils disparaîtront quoi qu’en disent Greenpeace, et qu’en plus les populations de crevettes du Pôle Nord seront définitivement épargnées. En attendant, vous saurez pourquoi il ne faut pas écouter ces gens qui veulent faire d’un animal dévôt, brutal et pas très malin le symbole de leur lutte.